Une étude commanditée par le Parlement européen vient de montrer que les effets néfastes des jeux vidéo sur les enfants « restent difficiles à mesurer », même si tous les jeux ne sont pas à mettre entre n’importe quelles mains. En vue d’une uniformisation européenne, « un système paneuropéen d’étiquetage devrait être adopté par tous les États membres », afin de donner plus d’éléments de choix aux parents. Ce rapport sera voté en commission du marché intérieur le 11 février 2009.
15 % des joueurs passent 14 heures à jouer
Selon les chiffres rassemblés, 15 % des joueurs passent au moins 14 heures hebdomadaires à jouer : moins que la télé, certes, mais le rapport estime que c’est moins le contenu des jeux que cette fréquentation très assidue qui pose problème.
D’autre part, si le joueur moyen a une trentaine d’années, précise Patrice Chazerand, secrétaire général de ISFE (Interactive Software Federation of Europe), les produits sont également en rapport avec cet âge et tentent de couvrir toute la population des joueurs. Un marquage existe actuellement, PEGI, qui permet de déterminer pour quel public est destiné le jeu et l’Allemagne serait le seul pays à ne pas l’avoir adopté.
Une vocation éducative
L’étude rendue au Parlement note également qu’« outre leur caractère récréatif, peut également être utilisée dans un but éducatif », ainsi que le député néerlandais Toine Manders (ALDE) le note. En outre, ils favoriseraient « l’apprentissage de faits et de compétences telles que la réflexion stratégique, la créativité, la coopération et le sens de l’innovation ». Mais surtout, et une autre étude l’a affirmé ce matin, le lien entre violence physique et jeux vidéo ne serait pas prouvé, bien que « la violence de certains jeux vidéo peut, dans certaines situations, favoriser un comportement violent ».
Aider les parents à contrôler le temps et les jeux
Alors que faire s’interroge-t-on ? Si le risque d’addiction existe, il n’est pas utile d’interdire puisque la censure donnerait alors un goût plus tentant encore. Le contrôle parental est également plus complexe : la simplicité avec laquelle on peut télécharger un jeu sur son mobilerend la surveillance particulièrement difficile.
La solution résiderait dans un bouton rouge, explique Toine Manders, qui « donnerait aux parents la possibilité de désactiver un jeu et d’y contrôler l’accès à certaines heures ». Les parents auraient alors la possibilité de mieux maîtriser la consommation de jeux vidéo de leur enfant, ou encore leur empêcher de jouer à des titres qui ne leur seraient pas recommandés.
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